
Quand tu regardes, plein de danseurs Hip Hop, tu peux les appeler des scientifiques dans leur domaine en fait.
Cette semaine on est avec "Manu Di Martino", on va aller voir qui est
ce personnage. On est posé sur le toit du musée des beaux-arts de Mons, c'est parti let's go !
Alors Manu première question, définis nous ta danse et dis nous qui tu es ?
Je suis d'origine italo-polonaise, liégeois donc bon belge.
Donc moi j'ai commencé la danse à 24 là j'en ai 43 et moi j'ai la particularité
d'avoir eu un boulot en tant que biochimiste et chercheur à l'université
de Liège donc c'était vraiment rien à voir avec l'artistique et c'est un peu
comme si j'avais fait un genre de crise d'adolescence tardive donc à partir de
29 ans je fais plus que de l'artistique en fait, tout en commençant super tard.
J'avais 24 ans plus ou moins et je voulais faire la danse hip hop debout mais il n'y avait pas
vraiment de cours en fait, donc ce que j'ai fait c'est même si je voulais faire du hip hop
j'ai pris tout ce que je pouvais trouver en fait. En gros mes bases c'est
le popping et le hip hop mais il y a quand même des inspirations qui viennent un peu de
la danse contemporaine, voilà en gros. - On est ici au musée des beaux-arts de Mons,
pourquoi on est dans cet endroit ? - Premièrement je suis comme je dis, pas un
danseur, pas un chorégraphe, je suis un amoureux du mouvement en fait et je sais pas
pourquoi j'aime pas voir le public assis à une place et le spectacle de
danse sur scène. Pour moi la danse c'est du mouvement et j'adore le voir dans
d'autres types d'espaces en fait. Donc voilà un peu pourquoi et la
deuxième raison c'est que je suis rentré par la danse et la danse hip hop
mais après j'ai ouvert directement doncje me suis intéressé aux arts digitaux, au vidéo
mapping, à la photographie donc je conçois vraiment le côté amour du
mouvement mais en utilisant plein de disciplines en fait, que ce soit vidéo, photo
et on a fait de la capture de mouvements par exemple il n'y a pas longtemps
justement ici à Mons avec un laboratoire de l'université de Mons. - Même si tu as
commencé tard qu'est ce que tu considères comme tes fiertés à l'heure actuelle en tant que danseur ?
Bah écoutes, je vais me permettre de transformer un
peu la question en disant les moments qui m'ont marqué en fait. Ma première
année où je prenais des cours dans une école qui mélangeais les styles de danses,
j'ai vu une chorégraphie, et en fait ça m'a hypnotisé quoi. Donc ça je me suis
dit c'est ça que je veux faire en fait c'est réussir avec la danse et le
mouvement à pouvoir hypnotiser les gens parce que c'est ce que j'ai
ressenti c'est ce qui m'a mis vraiment une claque en fait. Donc ça c'est vraiment un
élément qui est important. Deuxième élément c'est en dehors des projets que
je développe. J'ai pu grâce à un ami qui monte des
spectacles en prison et qui mélange danseurs et artistes professionnels et
des prisonniers de longues peines en général. Donc il y a un an et demi j'ai pu
aller à Lecce dans les Pouilles et aller travailler à l'intérieur de la prison
pour créer un spectacle et puis après le spectacle a été
exporté sur la place publique en fait dans un ancien amphithéâtre romain et ça
ça m'a super marqué humainement parce que je me suis dit : "voilà enfin en tant
qu'artiste je sers vraiment quelque chose"
Troisième élément, c'est que depuis 2014 - 2015,
donc moi j'ai toujours été un peu dans le pluridisciplinaire mais j'ai
travaillé avec Bboy Tuk et Bboy Neo qui viennent du groupe OPB de Liège,
et en fait on a commencé à travailler, ou on a voulu créer un genre de signature
chorégraphique donc moi je connaissais pas leur gestuelle, ils ne connaissaient pas la
mienne, on a vraiment fait de la recherche sans
se dire qu'on faisait du hip hop et j'étais limite à l'extérieur, je donnais un peu des
"moves", donc c'est tout nouveau pour moi et j'ai
fait un travail qui est au delà du travail de chorégraphe, c'était comment trouver
l'identité chez un danseur en fait, donc c'était nouveau super excitant et en même temps
super... c'était super étonnant. - Comment tu vois justement la suite pour toi, ton
futur, tu l'imagines comment ? - Ça c'est la question quoi, comment je vois mon futur
quoi. Je vais peut-être répondre à côté au début mais moi j'ai toujours fonctionné
de façon spontanée, j'ai pas... je ne me suis pas dit "j'ai un plan de carrière, je veux
faire ça", c'était tout le temps instinctif, essayer de faire des hybridations
mélanger les styles de danse, avec l'art plastique, l'art visuel. Donc mon futur, je
sais pas. Vraiment je saurais pas dire, continuer à me découvrir, à explorer des
nouveaux terrains artistiques, peut-être autre chose c'est que j'ai comme je dis j'ai
créé un label qui s'appelle OKUS LAB et en tant qu'ancien scientifique pour moi
c'est comme si j'avais créé un genre de laboratoire mais dans l'artistique.
Et ce que je voudrais c'est vraiment trouver les moyens et plus de moyens pour
pouvoir en faire un vrai laboratoire d'exploration artistique en fait. Voilà
s'il y a vraiment un objectif c'est celui ci. - Tu as été conférencier pour TED
comment tu fais pour cumuler justement artiste, et en même temps scientifique
parce que c'est vrai que c'est un profil assez particulier. - C'est vraiment super
cool de pouvoir faire une conférence TED parce que ça a permis de mettre ça en
valeur et de trouver vraiment une explication,
donc effectivement moi j'ai dû me poser des questions à un moment, c'était comme un
genre de crise vraiment...c'est, je suis dans mon laboratoire là à faire un
travail sur l'adn et puis en même temps vouloir faire du hip hop le soir
donc c'était vraiment limite violent au début puis après avec le temps
je me suis rendu compte que par exemple les grands penseurs comme Léonard De Vinci
ben en fait c'était la même chose. C'est artiste/scientifique, ça peut être
dans le même courant en fait c'est juste des façons de réfléchir qui sont
différentes mais au final quand tu regardes un bboy, tu sais je parlais du "taf"
qu'on a fait avec "Tuk" et "Neo", on a fait de la recherche,
on a fait de la recherche sur le mouvement, comment hypnotiser les
gens avec le mouvement, comment aller plus loin, comment trouver
une identité. Et en fait finalement c'est un "taf" de scientifique quand tu regardes
plein de danseurs hip hop, tu peux les appeler des scientifiques dans leur
domaine en fait, tu vois. Donc finalement c'est une réflexion que je voulais
amener en disant qu' on a tendance dans notre société à tout cloisonner.
Les mathématiciens sont là, les artistes là bas, le comptable là... mais en fait on a
plein de choses à apprendre les uns des autres en fait et c'est ça que ça m'a
amené surtout la conférence, à pouvoir réconcilier tout ça et essayer d'aller
plus loin. - Bon Manu merci beaucoup pour tes bons mots, maintenant on sait
que, ben voilà la danse finalement c'est de la science aussi, les amis abonnez-vous à
la chaîne, prenez soin de vous et à très vite, peace !
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